Catégories
Blog

📹 Webinar : Règlementations tertiaires & Loi APER co-organisé par Groupe EverWatt et Lowit

En tant que gestionnaire de bâtiments tertiaires ou de parkings, êtes-vous prêt à relever les défis des nouvelles réglementations en matière de transition énergétique ?

Retrouvez notre webinaire co-animé par Groupe EverWatt et Lowit pour :

✅ Comprendre le Décret Tertiaire et la Loi APER ;
✅ Découvrir des solutions concrètes pour réduire vos consommations d’énergie et intégrer le photovoltaïque ;
✅ Explorer des modèles de financement adaptés ;
✅ Maîtriser des outils de pilotage pour suivre vos actions.

🎙️ Avec :
– Marion Delage, Responsable Juridique chez Groupe EverWatt
– Thomas Lagier, Directeur Général chez Lowit

 

Catégories
Blog

Décryptage de l’Article 40 de la Loi APER : Tout Ce Que Vous Devez Savoir sur les Ombrières Solaires 🌞

Par la publication de son très attendu décret d’application, la Loi APER (Loi d’Accélération de la Production d’Énergies Renouvelables) impose une nouvelle réglementation concernant les parcs de stationnement existants et extérieurs. Ces lieux, souvent sous-exploités, deviennent désormais des leviers pour produire de l’énergie renouvelable grâce à l’installation d’ombrières solaires ou d’autres solutions équivalentes.

En effet, avant l’entrée en vigueur du décret d’application le 13 novembre 2024, de nombreux flous persistaient :

  • Comment calculer la surface concernée ?
  • Quelles sont précisément les alternatives aux ombrières solaires ?
  • Dans quels cas peut-on prétendre à une exonération ?
  • Quelles seraient les sanctions pour non-conformité ?

Si votre entreprise ou votre commune dispose déjà d’un parc de stationnement extérieur dont vous êtes le gestionnaire ou le propriétaire, vous êtes concerné ! (que vous soyez une personne de droit privé ou de droit public)

Et puisque nous savons qu’il est aisé de se perdre dans la densité de l’océan juridique, cet article a pour but de vous expliquer simplement ces nouvelles obligations, leurs bénéfices et comment vous y préparer efficacement.

 

🚧 Ce Que Précise le Décret d’Application de l’Article 40

Depuis sa parution, ce décret apporte enfin des réponses concrètes à vos interrogations.

1. Une Définition Précise des Parcs Concernés

➡️ “Les parcs de stationnement existants au 1er juillet 2023 et extérieur de plus de 1 500m² de surface au sol qui ne sont pas en infrastructure et en surimposition.”

Le décret précise comment calculer la surface soumise à l’obligation :

  • Inclus : places de stationnement, voies de circulation, zones de péage.
  • Exclus : espaces verts, zones de stockage, aires logistiques, et parties situées à moins de 10 mètres d’installations classées pour la protection de l’environnement.

Cette précision est essentielle pour les gestionnaires afin d’éviter des interprétations divergentes et de mieux anticiper les investissements.

2. Une Possibilité de Mutualisation des Obligations

Les parcs situés sur une même unité foncière peuvent désormais mutualiser leurs installations. Par exemple, si vous gérez plusieurs petits parkings adjacents, il est possible de regrouper les installations sur un seul site, tant que la production totale respecte l’obligation légale.

Avantage : Cette approche réduit les coûts, optimise l’espace disponible et facilite la mise en œuvre pour les grands gestionnaires.

3. Des Alternatives Viables aux Ombrières Solaires

Pour les parcs où les ombrières solaires sont difficiles à installer, le décret offre des solutions alternatives :

  • Plantation d’arbres à canopée large (1 arbre pour 3 places de stationnement).
  • Installation de dispositifs au sol ou recours à d’autres sources d’énergie renouvelable type biomasse, éolien, etc… (*️⃣ Attente de précision par décret sur ce les procédés de production EnR.)

Ces alternatives permettent une flexibilité importante tout en respectant les objectifs de production énergétique.

4. Sanctions et Délais Clarifiés

Les sanctions pour non-conformité sont désormais bien définies :

  • 20 000 € par an pour les parcs de 1 500 à 10 000 m².
  • 40 000 € par an pour les parcs de plus de 10 000 m².

Les échéances dépendent de la taille et de la gestion du parc :

  • 1er juillet 2026 : parcs de plus de 10 000 m².
  • 1er juillet 2028 : parcs entre 1 500 et 10 000 m².

Ces précisions incitent les gestionnaires à agir rapidement pour éviter des coûts supplémentaires.

 

✋ Les Exonérations : Quand et Comment Êtes-Vous Concerné(e) ?

Le décret détaille plusieurs cas où il est possible de prétendre à une exonération de l’obligation

 

1. Contraintes Techniques

Vous pouvez être exempté(e) si :

  • Le terrain présente une inclinaison excessive ou une composition géologique incompatible.
  • Des risques naturels, technologiques ou de sécurité (ex. : inondations, incendies) empêchent l’installation.
  • Le parc est utilisé pour des activités incompatibles (ex. : stationnement de véhicules transportant des matières dangereuses).

2. Contraintes Patrimoniales

Si votre parc est situé dans une zone protégée, comme :

  • Un site inscrit ou classé au titre des monuments historiques.
  • Le périmètre d’un parc national.
  • Une réserve environnementale.

Dans ce cas, l’installation d’ombrières peut être jugée incompatible avec les exigences patrimoniales.

3. Contraintes Économiques

Certaines contraintes économiques peuvent justifier une exonération :

Rentabilité insuffisante : Si le coût actualisé de l’énergie sur 20 ans dépasse les revenus générés. (*️⃣attente de précisions quant au coefficient permettant le calcul de la rentabilité de l’installation).

Coût excessif : Lorsque les travaux représentent une charge disproportionnée par rapport à la valeur vénale du parc et compromet la viabilité économique du gestionnaire du parc de stationnement ou sa capacité de financement initial.

Ces dispositions visent à protéger les gestionnaires de parcs situés dans des zones peu rentables ou rurales.

[box] 💡Dans le cas d’un acteur public, le manque de réponse dans une procédure de mise en concurrence justifie à présumer le caractère excessif des travaux.[/box]

 

4. Exonérations Temporaires

Un préfet peut accorder une exonération temporaire (5 ans, renouvelable une fois pour 2 ans) si le parc est inclus dans un projet d’aménagement.

Ces exonérations permettent de reporter les travaux dans des cas spécifiques, mais doivent être justifiées par des preuves solides.

 

⚖️ Risques et Sanctions : Pourquoi Vous Ne Pouvez Pas Ignorer Cette Réglementation

Le non-respect des obligations peut coûter cher, tant sur le plan financier qu’en termes d’image.

Ici, c’est la préfet du département qui est l’organe de contrôle. Pour garantir son droit à l’exonération le propriétaire/gestionnaire du parc doit fournir une attestation comprenant un résumé non technique. Dans le cas d’une contrainte technique ou économique et une étude devra être réalisée par un tiers certifié (*️⃣en attente de précisions dans un prochain arrêté).

Sanctions Financières

Comme mentionné, les amendes peuvent atteindre 40 000 € par an. Ces montants cumulés sur plusieurs années peuvent avoir un impact significatif sur la rentabilité de votre activité.

Perte de Crédibilité

Pour les entreprises engagées dans une démarche RSE, ne pas se conformer aux obligations pourrait être perçu comme un manque de sérieux dans votre engagement environnemental.

Risque de Contentieux Juridique

Un parc non conforme pourrait faire l’objet de plaintes de la part des autorités locales ou des parties prenantes, entraînant des litiges coûteux.

 

[box] 💡A travers ce décret, on tend à une simplification des procédures d’urbanisme. Désormais, les projets au sol ou en ombrières dont la puissance est < 3KWc mais avec une hauteur maximum > 1M80, ou les projets dont la puissance est > 3KWc et < 3MWc sans limitation de hauteur seront simplement soumis à une déclaration préalable (vs permis de construire).[/box]

 

🏃🏻‍♂️‍➡️La Marche à Suivre : Comment Agir Dès Maintenant

 

  • Réalisez un audit : Identifiez la surface concernée, les contraintes techniques ou patrimoniales, et évaluez la rentabilité des travaux.
  • Explorez les solutions possibles : Installez des ombrières solaires si réalisables ou optez pour des alternatives comme les arbres ou d’autres dispositifs.
  • Anticipez les échéances : Préparez-vous pour respecter les délais et éviter les sanctions.
  • Collaborez avec des experts : Bénéficiez de conseils pour concevoir des solutions, simplifier les démarches et optimiser les coûts via des financements adaptés.

 

🏆 En conclusion : Transformez une contrainte en avantage compétitif

La Loi APER et ses obligations en matière d’ombrières solaires ne doivent pas être vues comme une simple contrainte. Elles représentent une opportunité unique de moderniser vos infrastructures, de réduire vos coûts énergétiques et de renforcer votre impact positif sur l’environnement.

[button link= »https://www.everwatt.com/contact/ »] 👉 Passez à l’action ![/button]

Contactez nos experts pour une étude personnalisée et découvrez comment tirer le meilleur parti de cette transition. 🌞

Catégories
Blog

♻️ Le recyclage des panneaux solaires

Le saviez-vous ? En France, il est obligatoire de recycler ses panneaux solaires (selon l’article 11 de l’arrêté du 09 mai 2017). Pour cela, le prix d’achat du panneau solaire y inclut le prix du recyclage 0,57 euros par panneau installé. Cela permet donc à la filière d’être financée via écocontribution.

 

Mais, peut-on réellement recycler un panneau solaire ? 🤔

21% des Français estiment que les panneaux solaires ne sont pas recyclables selon un Baromètre Soren (selon une étude Opinion Way). C’est une idée reçue ! En réalité, la plupart des panneaux solaires sont recyclables dans leur ensemble :

➡️ En moyenne, le taux de recyclage d’un panneau solaire photovoltaïque est de 95%. Le reste des matériaux est généralement incinéré.
➡️ L’impact carbone d’un panneau solaire est remboursé en moins de 18 mois sur les 25 ans d’exploitation de la centrale en moyenne.
➡️ Le recyclage d’un panneau solaire cristallin est une technique parfaitement maîtrisée (recyclable à 99%), en comparaison à des appareils tels que des machines à laver (recyclables à 70%) !

 

De quoi est fait un panneau solaire ? 🔍

Tous les composants d’un panneau solaire (silicium, verre, aluminium, cuivre, argent) possèdent un taux élevé de recyclabilité, et peuvent ainsi être revalorisés à travers la fabrication d’autres produits.

Source : https://www.soren.eco/
  • Le silicium : ce matériau semi-conducteur génère de l’électricité lorsqu’il est exposé à la lumière. Après recyclage, il peut être réutilisé pour produire de nouvelles cellules photovoltaïques ou de petits dispositifs électroniques.
  • Le verre : le verre peut être recyclé indéfiniment. On l’utilise ensuite pour fabriquer de nouveaux contenants en verre, des vitrages trempés pour fenêtres ou des matériaux isolants comme la fibre de verre.
  • Un cadre en aluminium : cet élément est également valorisé par le recyclage, servant à la création de nouveaux objets et structures en aluminium, tels que des canettes ou des pièces métalliques.
  • Le cuivre et l’argent : présents en petite quantité, ces métaux peuvent être fondus et réutilisés pour produire diverses pièces métalliques.
  • Les plastiques et polymères : utilisés principalement pour l’isolation des câbles électriques, ces matériaux sont fondus et transformés en combustible solide, notamment utilisé dans les fours de cimenterie.

Quant aux 5% de matières non recyclables, principalement des poussières, elles sont incinérées ou utilisées comme substitut au sable dans la construction

 

Comment se recycle un panneau solaire ? ⚙️

Il existe deux méthodes pour recycler un panneau solaire photovoltaïque : le broyage et la délamination.

  • Le broyage consiste à valoriser les composants du panneau en les réutilisant pour fabriquer de nouveaux matériaux.
    • Pour en savoir plus sur le broyage, c’est par ici !
  • La délamination est une technique innovante (première mondiale) qui permet de recycles les panneaux solaires pour récupérer le verre et autres matériaux importants, comme le cuivre, l’argent ou encore le silicium.
    • Pour en savoir plus sur la délamination, c’est par ici !

[box type= »bio »] Et Groupe EverWatt dans tout ça ? Lorsque nos panneaux sont arrivés en fin de vie, ils sont collectés par l’organisme SOREN et revalorisés à 94% ! Pour en savoir plus sur l’organisme SOREN, visitez leur site ♻️ [/box]

Catégories
Blog

Décryptage – Article 10 de la nouvelle directive sur la performance énergétique des bâtiments

La nouvelle directive sur la performance énergétique des bâtiments, publiée le 8 mai 2024, prévoit, à son article 10, des obligations de solarisation pour tous les bâtiments neufs, et certaines catégories des bâtiments existants.

Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement pour les bâtiments neufs et existants ? Décryptons ensemble les principaux points de cette directive et ce qu’elle implique pour les différentes parties prenantes.

 

✅ Quelles sont les obligations ?

La directive impose des obligations de solarisation pour diverses catégories de bâtiments, tant neufs que déjà construits. Cela signifie que tous les nouveaux bâtiments, qu’ils soient publics ou privés, résidentiels ou non résidentiels, devront intégrer une installation d’énergie solaire. De plus, certains bâtiments existants, tels que les bâtiments publics non résidentiels et les bâtiments en rénovation, devront également être équipés de systèmes solaires.

 

🏣 Qui est concerné ?

  • Les bâtiments publics non résidentiels neufs de plus 250m² ;
  • Les bâtiments publics existants de plus 250 m² ;
  • Les bâtiments non résidentiels existants, objet d’une rénovation, de plus 500 m² ;
  • Tous les nouveaux bâtiments résidentiels et les parcs de stationnement couverts adjacents à des bâtiments.

 

❌ Quels critères et exemptions sont prévus ?

Les États membres auront la responsabilité d’établir des critères pour la mise en œuvre pratique de ces obligations, ainsi que pour définir d’éventuelles exemptions. Ces critères pourraient prendre en compte des aspects techniques, économiques et structurels des bâtiments. Les exemptions pourraient être accordées dans des cas où la mise en œuvre de l’énergie solaire est techniquement ou économiquement irréalisable, ou lorsque les caractéristiques spécifiques des bâtiments rendent cette mise en œuvre difficile.

 

🤔 Quelles implications pour l’avenir ?

Cette directive représente un engagement fort en faveur de la transition énergétique en Europe. En encourageant l’utilisation de l’énergie solaire dans les bâtiments, elle contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir une utilisation plus durable des ressources énergétiques.

Cette nouvelle directive sur la performance énergétique des bâtiments marque une étape importante vers un avenir plus durable et économe en énergie pour l’Europe. En imposant des obligations de solarisation et en offrant des incitations aux États membres pour les mettre en œuvre, elle ouvre la voie à une utilisation plus répandue de l’énergie solaire dans le secteur de la construction, avec des avantages tangibles pour l’environnement et la société dans son ensemble.

 

Pour en savoir plus :

➡️ Lien vers la directive : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=OJ:L_202401275

➡️ Le communiqué de presse du parlement UE : https://www.europarl.europa.eu/factsheets/fr/sheet/69/efficacite-energetique

Directive – UE – 2024/1275 – EN – EUR-Lex