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EverWhat ? #2 Un moment avec Guillaume Ayné, pilote de projets à impact

Entre l’accroissement de l’équipe et le développement de nouveaux projets, nous pouvons dire qu’il y a du mouvement chez EverWatt ! Guillaume Ayné, directeur associé chez Telkes, nous parle aujourd’hui de son expérience et de son rôle au sein de l’équipe.

Comment es-tu arrivé dans le domaine de la transition énergétique ?

Etudiant au début des années 2000, j’étais déjà sensible aux questions écologiques. J’avais donc choisi lors de mon cursus en droit et en sciences politiques des spécialisations dans les secteurs du développement durable et de l’environnement. Quelques années plus tard j’ai eu l’occasion de venir travailler aux côtés de Jean-Claude Andreini, un des pionniers de la filière en France, qui à l’époque présidait le Comité Stratégique de filière Eco-industrie. A ce moment-là, le sujet était de créer un espace de dialogue entre les acteurs privés et l’État pour mettre en place des politiques de développement industriel dans le secteur des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, du recyclage et de la gestion durable de l’eau. J’ai eu la chance de travailler sur des grands chantiers passionnants : plan industriel Enr, contrats de filières, financement de la transition, territorialisation…

Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?

Je travaille actuellement sur le développement du plus grand projet d’autoconsommation collective en France à Saint-Martin-d’Hères dans la métropole de Grenoble Alpes. Le principe est simple, nous mettons en place une communauté énergétique structurée à l’échelle d’une zone d’activité économique autour d’infrastructures de production photovoltaïque de 3 MWc entre différentes entreprises (PME et grande distribution) et un bailleur social. Nous sommes partis d’une idée assez simple, que l’énergie soit produite le plus proche possible de l’endroit où elle est consommée, d’avoir une énergie décarbonée, locale et partagée. Puisqu’il y a de plus en plus de difficultés à faire accepter les projets d’énergies renouvelables, notamment avec les concurrences qu’il peut y avoir avec les sols agricoles et avec la biodiversité, on voulait développer un projet qui permette de construire la ville de demain sur la ville d’aujourd’hui. C’est comme cela que le projet de BoucL Energie labellisé Capitale verte Européenne 2022 est né, sur lequel nous sommes en train de travailler sur Grenoble Alpes Métropole mais également maintenant sur toute une série de villes en France.

Qu’est-ce que Telkes et pourquoi l’avoir créé ?

Telkes, qui a été créé en 2021, est un cabinet de conseil stratégique et de développement de grands projets de transition écologique territoriaux. Tout est parti d’un constat : pour déployer la transition écologique, il faut ancrer les projets dans les territoires et il est de plus en plus nécessaire de faire travailler des collectifs d’acteurs de manière décloisonnée ; des acteurs publics, des acteurs privés, des territoires, des entreprises. Pour cela, il faut mettre en place des nouvelles formes de coopérations. La raison d’être de Telkes c’est de monter des coalitions de projets pour faire émerger des grands projets à impact dans les territoires.

De quelle réalisation es-tu fier ?

J’ai pris beaucoup de plaisir à inventer et structurer, avec les Instituts Carnot et le PEXE, ce que l’on appelle les Rencontres Ecotech Nouveaux systèmes Energétiques. Cela fait maintenant plusieurs années que ce rendez-vous existe. Il permet de rapprocher les laboratoires de recherche publics des PME et des acteurs industriels pour pouvoir déployer au plus vite les innovations. C’est un cadre qui continue de vivre année après année et qui a permis l’émergence de beaucoup de solutions qui sont aujourd’hui en train de se déployer.

Quel fait d’actualité t’a récemment marqué ?

L’invasion abominable de l’Ukraine est venue souligner l’incroyable dépendance de notre pays aux énergies fossiles, gaz et pétrole, qui sont le plus souvent issus de pays autoritaires. Finalement, ce que cela vient révéler c’est que la transition écologique, la décentralisation et la production énergétique par les EnR sont un enjeu environnemental mais aussi un enjeu démocratique. Je pense qu’aujourd’hui il faut une mobilisation de chacun à l’échelle européenne, nationale et des villes, pour réussir à la fois la transition écologique et la création d’un espace démocratique dans lequel il fait bon vivre.

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EverWhat ? #1 : Un moment avec Jérôme Owczarczak, le coordinateur de projets énergétiques

EverWatt est actuellement en plein mouvement ! Des projets se concrétisent et de nouvelles équipes se forment. A cette occasion, il est donc indispensable pour nous de se présenter. Aujourd’hui, Jérôme revient notamment sur son rôle au sein de l’entreprise et sur ses objectifs pour les semaines à venir.

Quelles étaient tes premières impressions en arrivant chez EverWatt ?

Mes premières impressions étaient excellentes. Je suis arrivé dans une équipe motivée, animée par la transition écologique et la décarbonation des territoires. Ce qui m’a séduit dans cette notion de territoires c’est le fait qu’on parle aussi bien du public, que du privé, et du monde agricole. C’est donc mettre tout le territoire dans la boucle de la transition énergétique. J’ai très vite été baigné dans l’esprit EverWatt qui consiste à mettre de la flexibilité au service de la transition énergétique et de la lutte contre le réchauffement climatique. C’est un élément qui m’anime car cela a du sens et c’est pour cela que j’ai rejoins l’aventure.

Quel est ton plus gros défi en tant que directeur du développement ?

Le plus gros défi dans le rôle de développement au sens d’EverWatt c’est le fait qu’EverWatt ait plusieurs participations diverses. Certaines sont spécialisées dans la pose de panneaux solaires, d’autres dans le développement et la production d’hydrogène. Il y a également des filiales qui travaillent sur la fourniture d’énergie en auto consommation territoriale ainsi que la création et la construction de volants d’inertie pour le stockage. Il y a une diversité de participations et il faut les animer, créer des ponts entre elles et créer des projets. La tâche la plus compliquée c’est d’animer tout ça, d’en faire une boule dans laquelle tout le monde se trouve et dans laquelle tout le monde avance dans le même sens. Il est nécessaire que nous puissions sortir des projets de manière concrète et opérationnelle qui vont aller dans cet objectif de décarbonation du territoire aussi bien avec des partenaires financiers, que des partenaires opérationnels, que la partie filiale en tant que tel. La tâche qui est compliquée pour moi c’est d’être le chef d’orchestre des filiales et de nos projets parce qu’il faut mener les deux fronts en parallèle et ça nécessite beaucoup de temps et d’organisation.

Comment es-tu arrivé sur le secteur de la transition énergétique ?

Je suis ingénieur en télé communication et j’ai commencé à m’intéresser notamment à l’énergie solaire sur les sites isolés pour alimenter les antennes de télé communication avec des panneaux solaires et des batteries à la fin des années 2000. C’est à ce moment là que j’ai découvert les énergies renouvelables et que j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. On était à une période de structuration de la filière, une structuration des technologies. J’ai eu la chance de rejoindre une entreprise qui développait beaucoup de projets solaires. J’ai donc pu mener à bien ses premiers projets sur l’île de la Réunion, en métropole, et en Amérique du Sud. J’ai pu apporter mon savoir faire et ma connaissance du secteur des énergies renouvelables pour aider sur des problématiques qui sont différentes de celles qu’on peut avoir en France, là où on vient faire un mix énergétique différent, en Amérique du Sud ou en Afrique on vient proposer une vraie solution pour renforcer les réseaux d’énergie.

Si tu devais faire un retour sur ce début d’année, lequel serait-il ?

Cette année a très bien commencé ! C’est une année 2022 qui est évidemment compliquée du point de vue du contexte global mais en terme professionnel et en se concentrant sur nos projets, c’est une année qui est très chargée positivement. On a évidemment beaucoup de projets à développer et on les porte avec beaucoup d’ambition. On est en train de mettre en place le premier projet d’auto consommation collective de boucle énergétique à Grenoble, qui est la capitale verte européenne 2022. Ce projet est duplicable et sera dupliqué à grande échelle par EverWatt. On est en train de porter nos projets de production d’hydrogène via pHYnix à grande échelle également. Nous sommes occupés à créer un écosystème et on avance avec beaucoup de motivation. Ce sont des sujets qui sont beaucoup plus d’actualité. Et puis on continue évidemment sur le solaire décentralisé, sur le solaire photovoltaïque en auto consommation individuelle, et sur le solaire photovoltaïque au service des agriculteurs avec l’agrivoltaïsme. L’année 2022 a commencé sous les meilleurs auspices et nous allons continuer de manière assez forte avec une croissance annoncée assez ambitieuse.

Il y a beaucoup de mouvement chez EverWatt, que se passe-t-il en ce moment ?

Nous rentrons en phase opérationnelle des projets. On a maintenant validé certains aspects financiers, certains modèles, et certains partenaires. Désormais il faut construire. Mon rôle est de mener à bien ces constructions et de mettre en service ces projets à horizon fin d’année en disant que ces projets là ensuite pourront évoluer. On est sur des projets qui sont agiles et flexibles. L’idée sur les semaines à venir c’est de valider les sujets très opérationnels comme les autorisations d’urbanisme et les achats de matériels. On travaille activement à la mise en œuvre des projets du papier à la vraie vie, c’est ce qui va m’animer sur les prochaines semaines.

On parle beaucoup d’énergie dans l’actualité en ce moment, qu’est-ce qui t’a interpellé dernièrement ?

Ce qui m’a interpellé dans l’actualité c’est la dernière défaite du PSG face au Real Madrid. (rires) Mais sinon, sans originalité, cette dépendance énergétique qu’on est tous en train de chercher, c’est une opportunité pour nous. Tout ce qui se passe est très malheureux mais on a une opportunité, un besoin désormais affirmé de maitriser le coût de l’énergie, de maîtrise de boucles locales d’énergie, et de savoir être un peu plus indépendant. L’accès indépendant de la France à l’énergie c’est quelque chose qui existe déjà mais c’est quelque chose qu’il faut renforcer via une transition énergétique et un mix énergétique un petit peu plus varié que celui qu’on peut avoir actuellement. Chez EverWatt on travaille à ça tous les jours et donc ces sujets d’actualité nous confirment que notre stratégie est la bonne et qu’on va dans le bon sens de la décarbonation du territoire au sens large.